Les 5 mesures à prendre pour redorer la mobilité à Bruxelles

Les 5 mesures à prendre pour redorer la mobilité à Bruxelles

Malgré les bonnes intentions du nouveau plan de mobilité Iris 2, Bruxelles, capitale de l’Europe, est loin d’être un modèle en matière de mobilité et ferait bien de prendre exemple  sur ses voisins Européens.

Alors que ce fameux plan prévoit une diminution du trafic automobile de 20% à l’horizon 2018 et une part modale “vélo” de 20% à la même échéance, les artères de la capitale restent désespérément embouteillées. Nous avons collecté et résumé dans cet article cinq solutions qui ont fonctionné dans d’autres grandes villes et qui pourraient remettre notre capitale sur les bons rails en matière de mobilité.

  1. LE PARKING COLLABORATIF 

Saviez que 30% des embouteillages sont dus aux automobilistes recherchant une place de parking? Et que vous passez en moyenne 106 jours dans un vie à chercher la place parfaite où vous garer? Le problème de stationnement est donc intimement lié à la problématique de la mobilité car il est en partie responsable du trafic généré dans la capitale. Sachant que la ville de Bruxelles a choisi  de supprimer chaque année quelques 3000 places de stationnement, il est primordial de trouver des alternatives tant pour les automobilistes. Certaines solutions de partage de parking sont en cours de développement sur la capitale.

Sharemypark, une jeune startup bruxelloise, lance sa plateforme qui va chercher une offre en parking abondante et pourtant inexploitée: celle des particuliers. En vous rendant sur Sharemypark, vous pouvez mettre votre emplacement de parking en location lorsque vous ne l’utilisez pas et ainsi, le proposer aux automobilistes désirant se garer à proximité de leur zone de travail, de loisir ou de leur domicile. C’est intuitif, gratuit et peut vous rapporter jusqu’à 120€ par semaine tout en participant à la décongestion du trafic Bruxellois. Avouez, la mobilité intelligente, ça vaut la peine non?

  1. HAUSSE DES TRANSPORTS EN COMMUN

Bruxelles est une des villes les plus embouteillées d’Europe. Chaque jour, rien que pour les déplacements domicile-travail, plus de 400 000 véhicules y circulent. Or l’augmentation des tarifs des transports publics au-delà de l’inflation ne favorise pas une migration des automobilistes vers les transports en commun. Selon les chercheuses Astrid De Witte et Cathy Macharis, la gratuité est un facteur déterminant pour pousser les gens à abandonner leur voiture. Leur étude note la possibilité d’attirer jusqu’à 52 % d’utilisateurs de voiture.

L’AEE a également mis en exergue dans son rapport l’exemple de la ville de Tallinn (Estonie), première capitale de l’Union européenne à proposer depuis janvier 2013, un transport public gratuit à ses citoyens.

  1. ADAPTER LES ROUTES A LA CIRCULATION DES VELOS :

Il est urgent d’achever le développement des infrastructures destinées à rendre la pratique du vélo plus sûre; des voies cyclables dotées d’une signalisation et d’une infrastructure adaptées pour que cyclistes et automobilistes puissent partager la route en toute sécurité.

Ce que cela signifie: des trottoirs et passages piétons faciles d’accès et bien éclairés, afin que les piétons profitent d’espaces suffisamment larges et sécurisés.

  1. PARKING DE DISSUASION

L’objectif des parkings est d’offrir aux navetteurs la possibilité de laisser leur voiture aux entrées de ville et de poursuivre leur trajet en transports en commun, afin de réduire la pression automobile à l’intérieur de la Région. En avril 2015, le ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet (SPA), avait annoncé avoir identifié plusieurs lieux où il serait possible de créer, au total, 10.000 places de stationnement mais à l’heure actuelle la capitale ne compte encore que 7 parkings disséminés aux quatre coins de la capitale et leur capacité totale n’atteint que 1750 places, ce qui est loin de compenser les quelques 3000 places de parking en moins par année à Bruxelles.

Bonne nouvelle cependant, les parkings de dissuasion Stalle et Esplanade semblent se concrétiser et devraient créer respectivement 1045 et 1500 places.

5. AMELIORATION DES TROTTOIRS

Dans le plan Iris 2 abordé plus haut, la Région de Bruxelles-Capitale souhaite faire en sorte de rendre la ville agréable pour les piétons. Le piéton cherche à réaliser ses déplacements dans des infrastructures de qualité, confortables, attractives et sécurisés. En effet, c’est bien la qualité de l’aménagement qui détermine si les piétons vont l’utiliser ou pas.”La leçon que nous avons apprise est que si vous offrez aux citoyens des espaces piétons en bon état et sécurisés, ils les utiliseront. C’est aussi simple que ça” Sam Altman. Les trottoirs de Bruxelles sont malheureusement trop petits, sales et peu agréables. Même le piétonnier, censé mettre le piéton à l’honneur a été créé sans véritable stratégie et semble avoir fait plus de mal à la mobilité que le contraire. Il est temps d’instaurer une réelle pensée stratégique pour les piétons, pas simplement en créant des mesures hostiles aux voitures mais en promouvant la marche à pied comme un mode de déplacement efficace et complémentaires aux autre transports.